CFO, CFA : deux sigles omniprésents dans les dossiers techniques, rarement expliqués. Comprendre la différence entre courants forts et courants faibles aide à lire les devis, à cadrer un projet et à dialoguer avec les entreprises. Décryptage.
Les courants forts désignent tout ce qui transporte de la puissance électrique : l'alimentation depuis le réseau, le tableau général, la distribution vers les prises, l'éclairage et les équipements techniques. Le dimensionnement CFO repose sur le bilan de puissance — recenser les besoins réels du bâtiment — puis sur le calcul des protections et des sections de câbles.
Un bilan de puissance sous-estimé se paie en disjonctions ; surestimé, en abonnement et en installations surdimensionnés.
Les courants faibles transportent de l'information, pas de la puissance : réseaux informatiques et téléphoniques (VDI), contrôle d'accès, vidéosurveillance, interphonie, détection incendie. Le système de sécurité incendie (SSI) est le plus critique d'entre eux : sa catégorie et sa conception dépendent du type de bâtiment et conditionnent la sécurité des occupants — c'est un sujet d'étude à part entière, pas une option de fin de chantier.
CFO et CFA partagent les cheminements, les locaux techniques et une exigence commune : la séparation physique de leurs réseaux pour éviter les perturbations. Et les deux dialoguent avec les autres lots — asservissement du désenfumage avec le CVC, alimentation des pompes et surpresseurs avec les fluides, pilotage GTB. C'est pour cela que le lot électricité gagne à être étudié au sein d'une équipe tous corps d'état plutôt qu'isolément.
Notre mission bureau d'études électricité couvre les deux volets : bilans de puissance, schémas de distribution, plans d'implantation, conception du SSI et des réseaux VDI, pièces écrites pour la consultation, puis visa des documents d'exécution et suivi du lot en chantier. Le résultat : des installations conformes, évolutives, et des entreprises qui chiffrent sur des bases précises.
